La revue Le laboratoire Les salons L'oeuvre Les plumes

 

 

Une poésie est plus qu’un exercice, elle doit être un foudroiement. Il faut qu’elle enchante l’âme ou qu’elle déchire l’air.

René Char disait : «le poète n'apprend pas davantage la poésie que l'oiseau apprend à voler (...) Il appartient au monde qui vole et non pas à celui qui rampe».

Le Salon des poètes accueillera au fil des mois les poèmes qui tendent vers cette définition exigeante, se trompant parfois mais espérant glaner pour nous tous des troués dans le ciel.

Pour toute soumission de textes, adressez-vous au Directeur de la Rédaction.


Sadomania de Marion Lubreac et Julien S.L
ICI!
Esclave...
Viens
Sujet de mes sévices
Jouet de tous
Mes sacrifices
(...)
Lassitude de Louise Gabriel
Bien évidement tu dois être épuisé, éreinté, lessivé
De l’unique prédation
De leur désirs à sens unique
Ils marchent sur ta peau, cheminement de leurs folies
Ils prennent, ils possèdent, ils se perdent
Ils te donnent leur malheur (...)
Plage de Jean-Claude Chambon
Le vent léger balaie la plage sableuse,
Un oiseau tournoyant lance son cri rouillé.
Surprise et troublée par ce premier baiser,
Frémissante elle est là dans ses bras, si heureuse.
Un oiseau tournoyant lance son cri rouillé.
L'or du ciel crépite sur la mer paresseuse (...)
Jeanneton de Valombreuse
Jeanne, Jeannette, Jeanneton
Ouvre les cuisses, que j’y glisse mon goujon
Vois sa bonne tête, ne lui donnerait-on
Le Bon Dieu illico et sans confession ?
Jeanne, ma belle Jeanneton
Lève ta chemise, montre-moi ton chaton (...)
Errances de Louise Gabriel
Mettre au grand jour,
Eclairer l'alcôve
Donner la lueur, à nos ardeurs
D’un après midi secret
Je réprouve cette morale
Qui désapprouve mes actes
(...)
Vénus de Jean-Claude Chambon
Et ton corps inconnu
que ma pensée dénude
et que mon désir recrée
comment l'habiller de mots
qui feraient un poème
et quels mots ?
(...)
La panthère de Marion Lubreac et Julien S.L.
Moi
La panthère
Ivre de tes odeurs
Je te hume et renifle
Féroce
Carnassière et rebelle (...)
Folle de Louise Gabriel
S’il me faut être folle,
Je serai folle à lier,
De soie rouge, lier
Mes poings et mes pieds,
Mes délires libérés,
Mon âme écartelée (...)
Insoumission de Louise Gabriel
J’aime les désirs insoumis,
Les magies et les sortilèges
De la chair,
L’extase évanescente de la peau,
La liquidité de l’absolue caresse,
La faim permanente
(...)
Jardin d'Eve de Valombreuse
J’aimais la voir jouir.
Elle happait l’air, comme une truite
Jetée sur la berge blanche du lit.
Son corps rutilant d’écailles moites
Se tordait, roulait sous des vagues trop fortes
A presque se briser. (...)
O vide, Hymen mélodie, A ma Chère Amie d'Esthel Leo-Fessec
Stop, encore et Non!","Si!" Je plaide en la faveur
de cette plaie. Q de nom et O de forme.
"Maître géomètre! Contemplez la rigueur :
une symétrie enfouie, liberté desservie!"
J'accuse l'innocence du non sens des sans sens
souillant de propreté les lois de la nature. (...)
Harmonieuses épousailles de Marion Lubreac et François d'Alayrac
Tu es là!
Nue
Sur le drap
Et ton ventre et tes seins et tes cuisses
En sueur
Se jouent de la lumière (...)
La louve de François d'Alayrac
Femelle ignante dans ses chaleurs
La vulve ouverte à la saillie
Comme une louve sous son loup
Quand il lui fait ses petits,
Danseuse agile au ventre nu,
Aux hanches pleines de rêves humides (...)
La Reine Omphale de Théodore de Banville
La reine Omphale était assise, comme un Dieu,
Sur un trône; ses lourds cheveux d'or et de feu
Étincelaient; Hermès, pareil au crépuscule,
Posant sa forte main sur l'épaule d'Hercule,
Se tourna vers la reine avec un air subtil,
Et lui dit: Le marché des Dieux te convient-il?
(...)
La tige de la rose de Valombreuse
Parfois, j’aimerai qu’au sillon de ma motte boisée
Le bouton trop court, se tende, enfle et pousse
En un cep rude et torturé de veines violacées.
Oh une heure seulement avoir la plus grosse épine,
Qu’une rose eut porté, rubescente et prodigieuse tige,
A presser, poète, l’œil sombre de ton œillet (...)
Les épis de blé de Louise Gabriel
Pour un souffle qui devient tempête,
Le corps comme un champs labouré
La peau attendant la semence des caresses
Une étendue douce et dorée
Ils balancent leur tête colorée de lumière solaire
Ils ondulent doucement, les épis de blé
(...)
Omphalos de Jay Black
Elle détient la clé.
Elle dévoile des mystères,
sagesse sublime et secrète
du ciel nocturne étoilé,
la clé,
elle déverrouille la porte (...)
Peau Aime - Sextoy d'Eva Lunaba
Sont à moi…
Les nuits, derrière tes paupières
Tes soupirs plaisirs dans tes songes doux
Tes reins qui se cambrent sous les draps.
Sont à moi…
Tes absences éclair (...)
Sur le mont de Vénus d'Orchydia
Sur le mont de Vénus,
se laisser charmer par une voix.
Elle me susurre, elle organise mes sens,
elle souffle. « Viens, je suis là. Retourne-toi ».
Sur le mont de Vénus, je me retourne
et je ne vois que le vide (...)
L'Iris de François d'Alayrac
Ton sexe, mon iris à vif de plein azur,
De fulgurante beauté d’averses folles
Au surgir devant moi d’un seul bond
Pour m’en ouvrir le soleil en deux
Sur l’air qui se moule autour de sa substance.
Ton sexe, mon iris habillé d’écume sur fond de corail (...)
Sexe de Pan de Cathy Garcia
Deux étoiles ont filé
dans la nuit belle
Douces fièvres herbacées
ou peut-être mélodie
d'un prélude à la folie
trouvé à mes pieds (...)
Volupté d'Orchydia
Un voile de désir
Sur un brin de pudeur
Du velours déchiré
Sur une épaule candide.
Volupté
Je te regarde et tu transpires (...)
Terre ferme de Tahar Djaout
Tes odeurs aquatiques
Et la noria me prend.
Il me revient des images de noyade comme lorsque la mer
Libère sa tendresse vorace de mère anthropophage.
Il me revient
Des insistances de sèves ruant dans les barreaux des peaux contraignantes (...)
I want to suck your big cock d'Anne Archet
Enfonce-toi bien profondément
Dans ma gorge de sale gamine
Jusqu’à ce que je m’étrangle de bonheur
J’en ai assez de toutes ces bites rouges
Mâchouillées minces comme des stylos bille
I want to suck a big cock (...)
Coulée d'ajoncs de Julien Hommage
La jambe coule comme une gerbe d’ajoncs
dans un bouillonnement de draps, en un flot blond .
Elle incline vers moi un mollet long
en révérence de Reine, l’orteil me baise au front.
Un pied rayonne sous la caresse du soleil.
Doré au pinceau d’un rayon de miel (...)
La fête au château de Cathy Garcia
Château, chandelles,
coulures de cire
écarlate,
musique, champagne
jaillissent, dégoulinent.
Fontaines dorées
(...)
L'homme est une créature dérisoire de Julien Hommage
L' homme est une créature dérisoire.
Il trouve jusque dans ton soulier,
Sur son lacet et son bout ciré,
Comme un reflet de ta beauté.
Quand je regarde ce miroir,
J'y vois ton pied, ton corps posé (...)

Haik-Nue de Julien S.L
Narquoise ingénue
Uppercut sans retenue
Elle est toute nue
Ni déconvenue
Us & coutumes obtenus
Elle s'insinue (...)
Gifles et merveilles de Julien Hommage
Des vagues de plomb battent l'océan
au rythme de tes gifles sur mes tympans,
c'est jour de tempête ;
Ton talon s'abat sur mon corps,
frappe mon menton encore et encore,
jamais il ne s'arrête (...)
10 Tankas érotiques de Marion Lubreac
Ma vulve fleurit
Bourgeon de ta sève
Chaleur papillonnante.
La caresse soyeuse
De ton membre dressé
Embrase mes sens (...)

 

 

 

Contactez le Directeur de la RédactionContactez la WebmistressPlan du site

 

© La Vénus Littéraire (2005-2008)
ISSN 1960- 6834 - délivré par ISSN France - BNF