Privation trouble, supplice de vacuité, abstinence ascétique forcée, censures
et défections des sens.
Combien de temps sont passé depuis le jour de ton départ ?
Je ne me rappelle plus, combien de temps encore fera tu-durer le supplice de ton absence.
Mon âme languie de ton absence, ma foi en ton retour n’est plus qu’un lumignon,
tout n’est que ténèbres.
Les souvenirs épars qui me reste ne sont que de bien piètres compagnons.
Quand me récompensera-tu de ta présence, de tes touchés, susurrer ta présence
jusque dans les tressaillements de mon être?
Ces effleurements qui ont jadis enflammé mon être du plus profond de mon âme
jusqu'au surplomb de mon esprit ne sont plus.
Ces hauts lieux ne sont plus que désert et de mes abysses puissants de vie ils ne restent
que des écueils vides.
Viens redonner vie a mon jardin, reviens en arroser, de tes effluves les recoins
qui n’attendent que toi pour qu’en rejaillissent les sources.
Fleur écarlate qui inonde de ses parfums l’atmosphère, fleur pourpre qui de ses replis
suaves gorges les sens des plus douces étreintes.
Caresses de joie fécondes, sublimes tressaillements qui portent aux nues les escarpements
de vie.
Délectât enivrant que prodigue ta présence, que de soubresaut onctueux emportent
par vague successive des ondes de vie au-delà du sublime escarpement.
