Obsession longue, par Möl Fass
L’état amoureux en est un de grâce. C’est-à-dire que cet état transforme le quotidien en un lieu de mystères et d’émerveillements, apportant dans la vie une magie que peu d’autres activités humaines peuvent offrir. Quant à moi, cet état amoureux m’avait plutôt réduit à celui de loque psychique. J’étais tombé amoureux de Valérie, une collègue de travail qui m’avait ensorcelée. Elle avait la quarantaine gracieuse, plutôt mignonne, bien roulée aussi, certes, mais l’attrait que j’éprouvais pour elle se situait à un autre niveau. Elle était mariée, avait des enfants et sentait bon la maman responsable qui travaille.
Elle était tellement loin de l’allumeuse de bureau que l’absence totale de toute connotation sexuelle associée à sa personnalité me la rendait irrésistible. Quelque chose d’elle me chavirait et j’en étais venu à la désirer si violemment, sans espoir de ne jamais la posséder, qu’elle s’était installée à demeure dans mon imaginaire érotique. L’amour s’était transformé en obsession et l’objet de cette obsession était sa chatte dans laquelle ma verge bien enfoncée irait et viendrait dans le bruit de succion que ferait la mouille de son excitation. Rien de plus, rien de moins, qu’une chatte et une verge.
Mon fantasme le plus brûlant était de m’imaginer, la verge raide comme une barre de fer émergeant de mon pantalon, entrant dans son bureau, fermant la porte. Elle se lèverait et verrait l’outil de ma lubricité. Ébahie, sa petite bouche rose entre-ouverte de stupeur, elle se laisserait tout de même culbuter sur le bureau. Je constaterais qu'elle ne porte pas de petite culotte sous son petit tailleur gris. Elle me regarderait avec fièvre et empoignerait ma verge avec avidité pour me guider entre ses jambes. Et puis, comme à chaque fois, plus rien. Malgré tous mes efforts de concentration, je n’arrive pas à imaginer cette petite chatte. Frustration. Je n’arrivais pas à visualiser l’objet de ma convoitise et étais donc incapable de la posséder dans mes songes.
Puis, un jour, un événement inédit vint tout changer. J’étais revenu au bureau pour y prendre un rapport à lire de toute urgence le soir même et que j’avais – évidemment - oublié. Je passai au bureau en coup de vent, décidé à repartir le plus vite possible pour éviter les embouteillages. Je songeais encore à Valérie en ce moment, à son parfum que j’avais respiré plus tôt alors qu’elle passait près de moi sans me voir, comme toujours. Le bureau était désert à cette heure. Je fus donc étonné d’entendre un grognement sourd provenant de la salle de conférence, tout juste de l’autre côté du corridor, face à mon bureau. Intrigué je m’étais levé et approché de la fenêtre étroite qui longeait la porte sur son côté. Je jetai un coup d’œil à l’intérieur et ce que je vis me figea sur place.
Elle était là, Valérie, couchée sur le dos sur la table de conférence, ses pieds nus posés sur le rebord de la table, les jambes écartées, la main glissée dans son corsage, se caressant les seins. Là, devant moi, se tenait cette brute de Maxence Morin, une espèce de rugbyman qui nous servait de chef d’équipe. Il était agenouillé devant Valérie et lui prodiguait d’habiles coups de langue qui étaient de toute évidence d’une grande efficacité. J’eus un serrement à la gorge lorsque je constatai qu’elle ne portait effectivement pas de petite culotte sous son tailleur vert qu’elle avait remonté jusqu’à ses hanches, me révélant ses jambes et ses cuisses superbes. En plus, elle se rasait la chatte, la gueuse ! Et puis, elle gémissait –c’était le son qui m’avait attiré. Je vis que Morin, bien que toujours vêtu avait sorti sa verge bien bandée qui était, je dois l’avouer, d’une taille majestueuse.
Holà ! Mais c’était mon fantasme que cette brute s’apprêtait à consommer ! J’en étais complètement assommé. Puis, je sentis que ma libido s’accommodait assez bien de la situation, si la raideur de ma propre verge pouvait en être une indication. Devant moi, Morin s’était redressé et sa verge s’approchait dangereusement de la fente humide de Valérie. J’aurais voulu mourir, mais j’y préférai finalement la masturbation. C’est ainsi que je pus palier à mon obsession de pénétrer Valérie par contumace. Morin l’embrassa, puis j’entendis cette femme lui dire à quel point elle avait rêvé de cette pénétration, d’être prise par lui ainsi, de sentir en elle sa verge bien enflée au fond d’elle, palpitante, la pénétrant doucement, comme je m’étais promis de le faire. Elle avait relevé le bassin un peu pour faciliter l’intromission de la queue. Puis il l’avait limé méthodiquement, accélérant, décélérant au rythme de ses contractions. J’étais fasciné par cette verge aux veines saillantes qui entrait et sortait des lèvres mouillées de Valérie. Mais également fasciné du désir qu’elle avait d’être ainsi pénétrée.
Ainsi son obsession rejoignait la mienne, en quelque sorte. Il faut comprendre que Valérie ne laissait rien deviner de son appétit pour la chose. De la trouver ainsi allumée par une verge bien raide raviva mon désir que je contins à grand peine. Puis, alors qu’il tentait de se retirer pour éjaculer, Valérie empoigna ses fesses musclée et le maintint au fond d’elle - criant Viens en moi ! Viens en moi ! - pendant que Morin l’emplissait de sa crème. Je n’en puis plus et mois aussi éclatai, mais en silence, du moins c’est ce que je croyais. Je dus gémir malgré moi car Morin releva la tête vers la porte, l’air inquiet.
Laissant mon sperme, abondant, couler contre la porte, je m’enfuis vers la sortie, espérant ne pas être vu. Ce soir là, je demandai à mon épouse en petite gâterie une fellation qu’elle me prodiguait généralement sans rechigner et pour se débarrasser les soirs, assez fréquents, où elle n’avait pas envie de ça. Grâce au spectacle qui s’était déroulé sous mes yeux, je pus ainsi imaginer pour la première fois sans problème la chatte de Valérie, écartelée par cette verge impressionnante, laissant mon fantasme suivre son cours normal jusqu’à ce que mon épouse me fasse jouir avec toujours en tête Valérie, gémissante et couverte de sperme. Sans surprise, je ne connus point l’extase que j’attendais avec tant d’intensité.
Et alors que j’allais m’endormir, je constatai que Valérie ne me venait point à l’esprit spontanément comme elle le faisait systématiquement tous les soirs, plus du tout en fait. Par contre, la petite Claire, stagiaire au bureau depuis un mois déjà, fit son apparition, marchant devant ma porte, remuant son petit derrière impudiquement dans son jeans à la taille basse qui laissait voir un string de dentelle blanche. Je m’endormis ainsi en bandant pour Claire pour la toute première fois, sentant naître en moi une nouvelle obsession.