Ton homme est une créature dérisoire.
Il trouve jusque dans ton soulier,
Sur son lacet et son bout ciré,
Comme un reflet de ta beauté.
Quand je regarde ce miroir,
J'y vois ton pied, ton corps posé.
Je voudrais te tenir enlacée,
Comme dans ce cuir contre ma peau serrée.
Ton homme est plein de fantasmes illusoires,
Envies entre lesquelles il est ballotté.
Pourtant il restera nu ou dépouillé
Si derrière eux il ne peut te retrouver.
Dans la lumière ou dans le noir,
Où est donc mon coeur enterré ?
Dans cette châsse qu'il faut forcer,
Je voudrais te trouver cachée.
Je serai pantin du matin au soir
Si mes envies de chair et de fumée
Ne peuvent avec toi dans l'amour partagé
Tout recevoir et tout te donner.
